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Restauration rapide

Dossier ERP pour un fast-food, un snack ou un tacos

La restauration rapide est le type de commerce où le dossier administratif se corse le plus, et où les délais sont les plus mal anticipés. Extraction, vente à emporter, local repris à un prédécesseur : trois sujets qui décident du sort du dossier, et trois sujets sur lesquels on se trompe presque toujours dans le même sens.

Ce que vous ouvrez, du point de vue de l’administration

Un fast-food est un établissement recevant du public de type N — restaurants et débits de boissons. La plupart des enseignes indépendantes relèvent de la 5e catégorie, celle qui accueille le moins de public : le régime le plus souple, mais qui impose tout de même une autorisation de travaux, une notice de sécurité et une notice d’accessibilité.

La démarche est la même que vous ouvriez un tacos, un grill, un burger, une pizzeria ou un snack. Le formulaire est le Cerfa 13824*04, déposé en mairie.

Nous accompagnons beaucoup d’enseignes halal

Une part importante de nos dossiers de restauration rapide concerne des enseignes halal — tacos, grills, burgers, snacks. C’est un segment que nous connaissons bien, et il appelle une clarification que peu de gens font :

Le caractère halal n’a aucune incidence sur le dossier déposé en mairie. L’autorisation de travaux ERP examine la sécurité incendie et l’accessibilité. Elle ne s’intéresse ni à la nature des produits, ni à leur origine, ni à leur certification.

La certification halal relève d’organismes certificateurs privés, choisis librement par l’exploitant. Elle est totalement distincte de l’autorisation d’ouverture, et l’une n’attend pas l’autre : vous pouvez engager votre dossier mairie sans avoir arrêté votre certificateur, et inversement.

Ce qui distingue réellement ces dossiers n’est pas le produit, c’est le format d’exploitation : forte activité de vente à emporter, extraction importante, amplitude horaire large, et très souvent la reprise d’un local déjà exploité. Ce sont ces quatre points qui pèsent sur le dossier, et ils se traitent.

L’extraction, le vrai sujet

C’est le point qui fait revenir les dossiers et bloquer les chantiers. Une cuisine de restauration rapide produit des fumées grasses et des odeurs, ce qui suppose une extraction dimensionnée, un conduit conforme et une évacuation en toiture dans la plupart des configurations.

Le conduit ne relève pas que de la mairie. S’il traverse les étages d’un immeuble en copropriété, il faut l’accord de la copropriété — un vote en assemblée générale, avec les délais que cela suppose. Beaucoup de projets découvrent ce point après la signature du bail.

Vérifiez avant de signer si le local dispose déjà d’un conduit, s’il est en état, et si son usage est autorisé par le règlement de copropriété. Un local « déjà équipé » qui ne l’est pas vraiment est la mauvaise surprise la plus coûteuse de ce métier.

S’ajoutent, selon les communes et le gestionnaire du réseau, un bac à graisses et des dispositions sur les rejets. Ces exigences ne figurent pas dans le dossier ERP mais conditionnent l’exploitation.

La vente à emporter change les calculs

Un établissement qui vend surtout à emporter n’a pas le même effectif reçu qu’une salle de même surface entièrement assise. Or c’est cet effectif qui détermine le classement, donc le nombre et la largeur des dégagements exigés.

Deux points en découlent, et se traitent au moment de dessiner le plan plutôt qu’après :

Reprendre un local déjà exploité

Reprendre un snack ou un restaurant existant ne dispense de rien. L’autorisation obtenue par le prédécesseur ne se transmet pas avec le fonds, et si vous modifiez l’aménagement — comptoir, cloisons, sanitaires, façade — une nouvelle autorisation de travaux est nécessaire.

Si le local était exploité sans autorisation, ou n’est pas accessible, la régularisation vous incombe en tant qu’exploitant en exercice : c’est l’objet de la page mise en conformité ERP d’un commerce déjà ouvert.

Ce qui ne relève pas de la mairie

Trois obligations reviennent systématiquement dans les questions, et aucune ne fait partie du dossier d’urbanisme. Il est utile de les connaître pour ne pas les découvrir la veille de l’ouverture :

ObligationAuprès de qui
Déclaration d’activité de manipulation de denrées d’origine animaleServices vétérinaires départementaux
Formation en hygiène alimentaire — au moins une personne formée dans l’établissementOrganisme de formation agréé
Certification halal, le cas échéantOrganisme certificateur privé de votre choix

Elles se mènent en parallèle du dossier mairie, jamais à sa place.

Les démarches qui s’ajoutent

Partout en France, à distance

Le dossier se monte sur des documents : des mesures, des photos, un descriptif du projet et vos justificatifs. Rien dans cette liste n’exige une visite. C’est la raison pour laquelle nous travaillons dans toute la France, et pourquoi un commerçant de Marseille, de Lille ou de Bordeaux est logé à la même enseigne qu’un commerçant parisien.

Vous relevez vos mesures vous-même — le guide Réaliser vous-même le plan d’état des lieux détaille la méthode en six étapes — et un relevé sur place reste possible en option lorsque le local est trop complexe pour être décrit à distance.

Ce que nous préparons

Le projet reste le vôtre. Archiconforme constitue et met en forme le dossier administratif à partir des informations, des mesures et des documents que vous transmettez. La décision appartient à l’administration : nous préparons un dossier complet et cohérent, nous ne garantissons pas son issue.

Questions fréquentes

Le fait que mon établissement soit halal change-t-il le dossier ?

Non, en rien. L’autorisation de travaux ERP porte sur la sécurité incendie et l’accessibilité. Elle ne se prononce ni sur les produits vendus, ni sur leur certification. La certification halal relève d’organismes privés et suit un chemin totalement séparé.

Je reprends un snack déjà en activité. Dois-je refaire un dossier ?

Oui, dès lors que vous modifiez l’aménagement — comptoir, cloisons, sanitaires, façade. L’autorisation du prédécesseur ne se transmet pas avec le fonds de commerce. Et si le local était exploité sans autorisation, la régularisation vous revient.

Mon local n’a pas de conduit d’extraction. Est-ce rédhibitoire ?

Pas nécessairement, mais c’est le point à traiter en premier, avant même le dossier. La création d’un conduit traversant un immeuble suppose l’accord de la copropriété, obtenu en assemblée générale. Il vaut mieux le vérifier avant de signer le bail qu’après.

Combien de temps avant l’ouverture faut-il s’y prendre ?

Comptez le délai de préparation du dossier, puis l’instruction en mairie, puis les travaux. Sur de la restauration rapide, engager la démarche trois à quatre mois avant la date d’ouverture visée est un minimum raisonnable.

Travaillez-vous en dehors de Paris ?

Oui, dans toute la France. Le dossier se monte sur vos documents, vos mesures et vos photos : la distance ne change rien au travail. Un relevé sur place reste possible en option.

Faire préparer votre dossier

Décrivez votre commerce et les travaux prévus. Nous vous indiquons les démarches concernées et le tarif avant toute commande.

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Cette page présente le cadre général applicable aux commerces. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne se substitue pas à l’examen de votre situation par le service instructeur de votre commune.

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